Du 28 au 30 juillet 2026, Porto-Novo a accueilli le Sommet féministe des données en Afrique de l’Ouest, une rencontre continentale organisée par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) dans le cadre du projet panafricain NAFASI. Pendant trois jours, les participants ont réfléchi aux grands enjeux de la gouvernance numérique, de la protection des données et de la défense des droits numériques sur le continent.
L’Hôtel Les Oliviers de Porto-Novo a servi de cadre à cette importante rencontre qui a réuni une centaine de participantes et de participants venus de plusieurs pays africains. Militantes des droits humains, journalistes d’investigation, parlementaires, chercheuses, spécialistes des technologies numériques ainsi que représentants d’institutions régionales ont partagé leurs expériences et formulé des recommandations face aux défis liés à la gouvernance des données et à la protection de l’espace civique.
Organisé par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD), le sommet s’est tenu sous la bannière de NAFASI, un projet panafricain conçu pour renforcer la protection de l’espace civique, aussi bien en ligne que hors ligne, au bénéfice des organisations de la société civile, des journalistes et des défenseuses des droits humains.
Financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI), le projet NAFASI est mis en œuvre sur la période 2026-2029. Il ambitionne de créer un environnement plus sûr pour les acteurs de la société civile confrontés à la montée de la répression numérique, aux restrictions des libertés fondamentales et aux violences facilitées par les technologies.
Le projet est porté par une coalition panafricaine réunissant Magamba Network pour l’Afrique australe, DefendDefenders pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique, ainsi que le RFLD, chargé de la mise en œuvre pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. Cette phase du programme accorde une attention particulière aux espaces francophones et lusophones.
Au cours des différentes sessions, les échanges ont porté sur plusieurs thématiques majeures, notamment la lutte contre la censure numérique, les violences basées sur le genre facilitées par les technologies, la gouvernance de l’intelligence artificielle, la protection des données personnelles, la cybersécurité ainsi que le développement d’outils numériques adaptés aux réalités africaines.
Au-delà des débats, les participants ont réaffirmé leur volonté de faire émerger des actions concrètes. Les travaux devraient notamment contribuer à l’élaboration d’un Agenda régional féministe des données, à la mise en place d’un réseau transfrontalier de partage sécurisé des informations, au renforcement des capacités d’une centaine de spécialistes africains et à la consolidation des mécanismes de financement des initiatives locales en faveur des droits numériques.
À travers l’organisation de ce sommet sous la bannière du projet NAFASI, le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement confirme son engagement en faveur de la promotion des droits des femmes, de la gouvernance responsable des données et de la protection de l’espace civique en Afrique. Pendant trois jours, Porto-Novo s’est ainsi imposée comme un carrefour de réflexion et de coopération continentale sur les enjeux du numérique, de l’innovation et des libertés fondamentales.



