Rentrée scolaire 2026-2027
Du CI à la Terminale, l’ISO accompagne 115 orphelins pour la rentrée
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, l’association Ifangni Sohoutou Omnisports (ISO) a remis, samedi à Porto-Novo, des sacs contenant des kits scolaires complets à 115 enfants orphelins. De la classe de CI à la Terminale, ces élèves abordent ainsi la nouvelle année avec une partie essentielle de leurs besoins scolaires déjà prise en charge. Une action renouvelée pour la cinquième année cons
écutive.
Des kits scolaires qui changent une rentrée
Des fournitures scolaires. Un sac. Un équipement adapté au niveau d’études. Pour 115 enfants orphelins de Porto-Novo, ce geste peut faire une réelle différence à l’heure de reprendre le chemin de l’école. Samedi,29 août 2026, l’association Ifangni Sohoutou Omnisports a remis aux bénéficiaires des sacs contenant des kits scolaires complets destinés à accompagner leur année scolaire 2026-2027. L’opération, conduite par John Sohoutou GBENAGNON, président de l’ISO, est organisée pour la cinquième année consécutive. Elle vise à soutenir la scolarité des enfants orphelins et à alléger le poids des dépenses de rentrée pour les familles qui les prennent en charge.
« Derrière chaque enfant que nous accompagnons, il y a une histoire et une situation familiale particulière. Certains sont accueillis par leurs grands-parents, d’autres par des oncles ou des tantes qui font déjà beaucoup d’efforts pour leur prise en charge. À l’approche de la rentrée, les dépenses deviennent encore plus lourdes », explique John Sohoutou GBENAGNON.
Quand la rentrée devient un calcul
Préparer la rentrée scolaire représente une charge importante pour les familles. Cahiers, stylos, crayons, ardoises, instruments de géométrie et autres fournitures viennent s’ajouter aux dépenses liées à l’uniforme, aux chaussures, au transport ou à la restauration. Lorsque plusieurs enfants sont scolarisés dans un même foyer, l’équation devient encore plus difficile. « Quand une famille doit choisir entre plusieurs enfants à équiper, ce sont parfois les plus vulnérables qui attendent. L’orphelin peut avoir un toit et être nourri, mais ses besoins scolaires ne sont pas toujours prioritaires lorsque les moyens font défaut. Nous voulons justement éviter qu’un enfant soit pénalisé à l’école simplement parce que sa famille n’a pas les moyens de lui acheter ses fournitures », souligne le président de l’ISO. Dans ces familles, les arbitrages sont parfois inévitables. Un enfant peut être équipé immédiatement tandis qu’un autre doit attendre quelques semaines, le temps de réunir les moyens nécessaires. L’intervention de l’ISO permet de lever une partie de cette difficulté avant même le début des cours.
Quand le matériel manque, l’enfant le ressent
L’absence de fournitures ne constitue pas toujours un obstacle visible. Pourtant, ses conséquences peuvent se faire sentir en classe.
Un élève qui doit régulièrement emprunter un cahier ou un stylo peut progressivement perdre en autonomie. Il peut également hésiter à participer à certaines activités lorsqu’il ne dispose pas du matériel demandé.
« Un enfant qui arrive en classe sans les fournitures demandées peut être obligé d’emprunter constamment auprès de ses camarades. Au début, cela peut sembler banal. Mais lorsque cela devient une habitude, l’enfant peut perdre confiance, participer moins et finir par se sentir différent des autres », observe John Sohoutou GBENAGNON. Pour l’association, l’objectif est donc de permettre aux enfants de démarrer l’année dans des conditions matérielles plus favorables.
Un sac contenant des kits scolaires complets
L’initiative ne se résume pas à la remise d’un sac. Chaque bénéficiaire reçoit un sac contenant des kits scolaires complets, destinés à répondre aux besoins liés à son niveau d’études. « Notre objectif n’est pas simplement de donner un sac. Nous voulons que l’enfant ait avec lui les fournitures dont il a besoin pour son année scolaire. C’est pour cela que nous parlons de kits scolaires complets. Les besoins d’un enfant du CI ne sont pas ceux d’un élève de Terminale. Nous devons donc tenir compte du niveau de chacun », précise le président de l’association. Cette adaptation est importante puisque les 115 bénéficiaires sont issus de niveaux scolaires très différents.
Du CI à la Terminale
Les enfants concernés par l’opération sont scolarisés du CI à la Terminale. L’initiative accompagne donc aussi bien les plus jeunes, qui commencent leur parcours scolaire, que les élèves du secondaire qui se rapprochent de la fin de leur cursus. « Parmi les 115 enfants, il y a ceux qui commencent à peine l’école et ceux qui sont déjà en Terminale. Nous voulons accompagner les deux. Pour nous, l’orphelinat ne doit pas être une raison pour qu’un enfant soit moins soutenu dans son parcours scolaire », affirme John Sohoutou GBENAGNON.
Cette diversité des bénéficiaires implique également des besoins différents en matière de fournitures, d’où l’importance d’une prise en compte du niveau scolaire de chaque enfant.
Un soulagement pour les familles d’accueil
Derrière les 115 enfants se trouvent des familles et des proches qui assurent leur quotidien. Certains vivent auprès de grands-parents, d’autres chez des oncles, des tantes ou d’autres membres de leur entourage familial. Ces foyers doivent souvent prendre en charge plusieurs enfants à la fois.
La remise des kits scolaires représente donc également un soutien pour ces familles.
« Lorsqu’un enfant reçoit ses fournitures scolaires, c’est une dépense de moins pour la famille qui le prend en charge. Cet argent peut servir à acheter les fournitures d’un autre enfant, à payer le transport ou à répondre à un autre besoin du foyer. C’est pourquoi nous considérons que notre action ne bénéficie pas uniquement aux 115 enfants. Elle soulage aussi leurs familles », explique le président de l’ISO.
Des enfants parfois difficiles à identifier
Tous les enfants orphelins ne vivent pas dans des centres ou des institutions spécialisées. Beaucoup sont accueillis dans des familles ordinaires, chez un grand-parent, un oncle ou une tante. Leur situation peut ainsi rester peu visible. L’identification des bénéficiaires nécessite donc un travail de proximité, en s’appuyant notamment sur les personnes qui connaissent les réalités des quartiers et des familles. Cette dimension est essentielle pour que l’aide parvienne effectivement aux enfants qui en ont besoin.
Cinq années de continuité
L’opération de solidarité organisée cette année n’est pas une première. Pour la cinquième année consécutive, l’ISO renouvelle son action en faveur des enfants orphelins à l’approche de la rentrée scolaire. Pour John Sohoutou GBENAGNON, cette continuité est aussi importante que le geste lui-même.
« La première année, nous voulions simplement apporter notre contribution. Mais au fil des années, nous avons compris que la régularité était aussi importante que le geste lui-même. Un enfant doit savoir qu’il peut être accompagné non seulement une fois, mais dans la durée », confie-t-il.
Une action qui peut encore grandir
L’association ne prétend pas répondre à elle seule à tous les besoins des enfants orphelins. Les dépenses liées à l’uniforme, au transport, à la restauration, aux soins et à l’accompagnement scolaire demeurent.
Mais l’initiative permet de répondre à une difficulté concrète : donner à 115 enfants les fournitures nécessaires pour commencer l’année scolaire dans de meilleures conditions.
« Nous savons que 115 enfants ne représentent pas tous les orphelins qui ont besoin d’aide à Porto-Novo. Mais nous préférons commencer par ceux que nous pouvons réellement accompagner et faire correctement les choses. Notre souhait est de pouvoir toucher davantage d’enfants et de renforcer progressivement cette action », assure John Sohoutou GBENAGNON.
Du CI à la Terminale, les 115 bénéficiaires pourront ainsi commencer l’année scolaire 2026-2027 avec un sac contenant des kits scolaires complets.
Au-delà des fournitures, l’initiative porte un message simple : la situation d’un enfant ne doit pas être un obstacle à son éducation et à la construction de son avenir.
Correspondance Particulière
